Le sens de l'odorat chez le chien


Les chiens ont un odorat beaucoup plus développé que l'homme. Cela s'explique par plusieurs différences anatomiques.
1 - La longueur de leur muqueuse pituitaire (beaucoup plus longue chez le chien), puisqu'en général ils ont des appendices nasaux bien plus développés que les nôtres. Chez l'humain, la muqueuse olfactive mesure 4 cm2 tandis que chez le chien, elle mesure environ 100 cm2. Le Berger allemand a une muqueuse mesurant 150 cm2.
2 - Le nombre beaucoup plus important de leurs cellules olfactives. Prenons le Berger allemand par exemple : il possède 220 millions de cellules sensorielles, contre seulement 5 millions chez l'Homme.
3 - la zone olfactive du cerveau est plus développée chez le chien que chez l'homme. Le lobe olfactif est quatre fois plus grand que celui de l'homme, même si le cerveau de l'homme est bien plus gros.
On évalue que la capacité de déceler des odeurs et de les distinguer est de 10 000 à des millions de fois plus élevée chez le chien que chez l'humain.
Les races les plus douées ont une longueur de nez similaire à celle du Berger allemand : ni trop longue, ni trop courte. Les races avec les nez très longs comme le Lévrier et les nez très courts comme le Bouledogue sont les moins douées, mais ces chiens possèdent quand même un flair prodigieux comparé au nôtre.
Depuis longtemps, l'odorat du chien est utilisé par l'homme. Beaucoup de chiens renifleurs passent leur vie à travailler, à traquer des criminels en fuite, ou à chercher des personnes portées disparues ou noyées. Dans les aéroports et les postes frontière, les chiens peuvent repérer des bombes, des armes à feu et de la drogue en reniflant des odeurs quasi imperceptibles. Les pompiers font appel aux chiens quand ils croient qu'un incendie est d'origine criminelle, parce que les chiens peuvent déceler les odeurs des accélérants. L'industrie pétrolière et gazière emploie des chiens pour déceler les fuites dans des conduits enfouis à plusieurs mètres dans le sol. On a même vu des chiens déceler des lésions cancéreuses chez des gens. Bien que le mécanisme qui permet de déceler les cancers, y compris les mélanomes (cancer de la peau) chez les humains soit mal compris, il pourrait s'agir d'un autre exemple des services que le flair des chiens peu rendre à l'homme.
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