Un robot comme animal de compagnie ?

Un robot comme animal de compagnie ?

En janvier prochain, Sony commercialisera un nouveau « robot chien». Grace aux logiciels d’intelligence artificielle, Aibo, sera capable de courir vers son «  maitre », bouger les oreilles, remuer la queue, jouer à la balle, obéir à des ordres vocaux mais aussi adapter son comportement et les sons qu’il émet à son interlocuteur. Il sera également, censé apprendre de sa « vie » quotidienne avec les humains et le monde qui l’entoure. De plus il pourra être connecté, au moyen d’une application sur smartphone avec son propriétaire et servir également de caméra de surveillance.

« Aibo » signifiant « partenaire » en Japonais, il est donc davantage perçu comme un « compagnon de vie », qu’un outil de surveillance. Au Japon, certaines personnes soutiennent qu’un « lien spirituel » est apparu entre leur « animal » et eux. Ces adeptes, sont même allés jusqu’à organiser des cérémonies funéraires dans un temple non loin de Tokyo, afin d’honorer leur robot de compagnie qui ne fonctionnait plus.

Précurseur dans le secteur de l’intelligence artificielle, Sony a lancé son premier robot chien en 1999. A sa sortie  au Japon ils en ont d’ailleurs vendu pas moins de 3000 exemplaires en 20 minutes et 2 000 en 4 jours aux Etats-Unis. Néanmoins avec une arrivée progressive de concurrents, la marque japonaise aura écoulé, en 7 ans seulement 150 000 exemplaires.

Si un culte, s’est créé au Japon, il n’est pas certain que ce phénomène soit identique dans beaucoup de sociétés occidentales. En effet, un robot aussi performant soit-il, ne pourra jamais donner une affection sincère comme pourrait le faire un animal réel. Les Français pourraient-ils, à l’instar des Japonais considérer un robot comme un membre de leur famille ? Il est fort à parier que non. Une société telle que la nôtre, verrait plutôt ce robot comme un jouet pour enfant ou un compagnon pour chien.

Aibo, sera commercialisé au Japon au prix de 1500 € avec un abonnement à 23€ par mois.