Des chiens formés à rechercher des antiquités dérobées.

Des chiens formés à rechercher des antiquités dérobées.

On connaissait l’existence des chiens renifleurs de bombes ou de stupéfiants. Néanmoins c’est à une tout autre mission à laquelle ils pourront être désormais entrainés. C’est inédit, des chiens seront spécialement dressés à la détection d’odeurs d’œuvres d’arts volées. En particulier des objets entrés clandestinement aux États-Unis et provenant du moyen Orient, notamment de Syrie et d’Irak.

Ce sont les scientifiques du Musée du Philadelphie qui ont porté ce projet. Et pour cause, on estime entre 3,5 et 5 milliards d’euros le montant mondial du trafic d’objets d’art volés. Alors comment faire pour que des chiens puissent détecter des tablettes d’argile babylonienne ou des objets d’art issus de fouilles archéologiques illégales ?

Les chiens devront donc être dressés à détecter l’odeur de vieilles pierres ou de l’argile par exemple. Un tel travail est rendu possible grâce à l’appui du Penn Museum et sa grande collection d’antiquité. Évidemment afin d’éviter que ces œuvres inestimables, soient endommagées pendant le dressage des chiens, elles seront confinées à l’intérieur d’un sac hermétiques avec des bulles de cotons s’imprégnant de leurs odeurs. Ces bulles de contons seront alors mises à la disposition du flair des chiens afin de les éduquer à la recherche de ces odeurs, par le jeu et la récompense.

Sous peu, quatre chiens, dont deux labradors et deux bergers allemands devraient entamer leur éducation. Si les résultats de ces expériences sont concluants, d’autres chiens seront formés. Il est même possible que les douanes américaines utilisent ces méthodes dans le futur pour traquer les trafiquants d’œuvres d’art.