Les Pitbulls de nouveau autorisés.

Les Pitbulls de nouveau autorisés.

C’est ce Mercredi 20 décembre que le conseil municipal de Montréal s’est réuni pour la dernière fois de l’année. Et comme promis dans son projet électoral, l’équipe municipale dirigée par Valérie Plante, a suspendu avec effet immédiat l’interdiction totale des Pitbulls dans la capitale Québécquoise.

Ce débat a été lancé en 2016 après le décès d’une femme agressée par le chien de son voisin. Il est évident que ce drame a bouleversé la population. Le médecin légiste avait alors maladroitement affirmé que certaines races de chiens étaient a priori «  potentiellement dangereuse ».

C’est ainsi, que la municipalité précédente en a profité pour interdire purement et simplement ce type de chiens dans la ville. Elle affirmait et affirme toujours, en tant que force d’opposition que 40% des morsures sont proférées par des Pitbulls. Ce qui est au passage peu crédible, puisque seulement 3% des chiens recensés dans le pays sont de cette race. Des centaines de maitres habitants la ville, ont alors dû déménager et les Pitbulls présents en refuge ont dû être transférés dans des états voisins.

A ce sujet, le Dr Lichtblau affirme que : « la littérature scientifique démontre que la législation (basée sur une interdiction de race spécifique) est un moyen inefficace de lutter contre les morsures de chien »

Un projet de loi tout à fait différent sera donc présenté courant 2018. Son but sera de réduire le nombre de morsures de toutes les races de chiens confondues. La nouvelle législation sera donc rédigée en étroite collaboration avec des vétérinaires, des éducateurs et des comportementalistes canins.

Concrètement, la municipalité de Montréal voudrait s’inspirer de la législation en vigueur dans la ville de Calgary, dans l’Alberta. Cette ville fait figure de modèle dans le monde entier, elle préfère prévenir les comportements à risque plutôt que d’interdire certaine race. C’est ce qu’affirme Doug Frizzel, directeur des standards communautaires de la commune : « Nous encourageons l'éducation, l'entraînement, et la socialisation »

D’ailleurs dans sa ville, ce sont les borders collies et les bergers Australiens qui se rendent coupables du plus grand de morsures. C’est pour cette raison qu’un chien sera considéré comme dangereux, uniquement s’il blesse ou effraie de façon significative une personne. Lorsqu’un tel évènement se produit, le chien aura l’obligation de porter une muselière en publique. Et son maitre devra quant à lui payer une amende de 250$.

On voit donc bien que le dressage d’un chien est primordial au niveau de la sécurité publique. Il l’est aussi s’il on veut créer une relation saine entre le maitre et son chien. Alors à quand un telle réforme en France pour les chiens de 1ère et de 2nd catégorie ?